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Emploi des cadres et IA : à quoi faut-il s’attendre à l’avenir ?


Posté le 17 décembre 2020

L’intelligence artificielle (IA) investit les entreprises et bouleverse les métiers, notamment les emplois peu qualifiés touchés de plein fouet par l’automatisation massive. Mais qu’en est-il des emplois des cadres ? Sont-ils, eux aussi, affectés par l’émergence de l’intelligence artificielle ? Quelles sont les prévisions pour l’avenir ? Éléments de réponse. 

L’IA en plein essor dans l’emploi des cadres

À son arrivée dans les entreprises, l’IA a tout d’abord eu un impact visible sur les emplois les moins qualifiés, à faible salaire. Ces derniers sont effet plus exposés à l’automatisation, accélérée grâce à l’IA. Néanmoins, un rapport de la Brookings Institution(think tank américain) diffusé à la fin de l’année 2019 indique que le déploiement de l’IA n’affecte pas uniquement les « cols bleus », mais aussi des emplois cadres, notamment du tertiaire.

Parmi les métiers de cadres les plus fortement impactés par l’émergence de l’IA, on peut citer notamment l’édition de logiciels ou la conception de systèmes informatiques dans le domaine des services numériques de haute technologie. La banque de détail et l’assurance sont également concernés en premier lieu : nombre d’agences mettent la clé sous la porte, au profit du développement des offres de banque en ligne. De même, les professionnels de la comptabilité (où l’externalisation est la tendance actuelle) ainsi que du secrétariat peuvent voir certaines de leur tâches prises en charge par l’intelligence artificielle.

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Des cadres plus épanouis au travail grâce à l’IA ?

Pour autant, il serait précipité d’affirmer que l’IA menace directement l’emploi des cadres. Elle n’a pas vocation à remplacer les professionnels, mais plutôt à leur libérer du temps, à faciliter leur travail et à les faire gagner en efficacité. C’est en tout cas le discours de plusieurs experts . Toutefois, de nombreux cadres vont devoir s’adapter, développer de nouvelles compétences et continuer à se former. L’agilité devient le maître-mot pour rester dans la course.

Accompagnés par les managers et les fonctions RH, les cadres vont pouvoir abandonner une partie des missions répétitives et rébarbatives – dorénavant gérées par l’IA – pour se concentrer sur des tâches plus qualitatives, permettant ainsi un meilleur épanouissement au travail. L’enjeu, aujourd’hui, est d’anticiper ces changements pour apporter un accompagnement optimal, ne laissant personne de côté.

L’IA génératrice de nouveaux emplois chez les cadres

L’optimisme est de mise. Car si quelques métiers risquent effectivement de disparaître dans un premier temps, l’IA devrait permettre d’en inventer de nombreux autres. Et certainement plus qu’elle n’en a détruits, d’après de nombreux spécialistes. La tendance se vérifie d’ores et déjà avec la multiplication d’offres d’emploi cadres dans l’intelligence artificielle elle-même. En 2017, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) avait recensé 2 398 offres de postes de cadres en intelligence artificielle, contre 1 127 en 2016, soit une hausse de 113 % en une année. L’Apec précisait d’ailleurs que les offres provenaient des sociétés de services du numérique, des cabinets de conseil et gestion des entreprises ou encore d’ingénierie et R&D.

De manière générale, l’emploi cadre se porte relativement bien et les indicateurs pour l’avenir semblent être au vert, malgré le contexte sanitaire compliqué au moment où nous écrivons ces lignes. Pour preuve, l’Apec affirmait début 2020 que l’emploi des cadres était à son plus haut niveau : 281 300 recrutements de cadres ont eu lieu en 2019, en progression de 6 % par rapport à 2018. Selon les prévisions, la croissance continuera au rythme de 5 % en 2020 et les années suivantes, pour franchir le cap des 300 000 recrutements en 2022. L’Apec précise aussi que ces recrutements sont la plupart du temps le fruit de créations de postes, ouverts pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises, principalement dans le domaine de l’informatique et des télécommunications, ainsi que de l’ingénierie et R&D. L’émergence de l’intelligence artificielle dans les entreprises y est pour beaucoup.


> À lire aussi : Pourquoi intégrer l’intelligence émotionnelle pour mieux recruter ?

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